Comptes-rendus et photos des sorties 2015

 

Ski de randonnée

Barèges/Gavarnie

 

12/13 décembre 2015

 

 

 

 

Le compte-rendu d'Alex :

 

Vendredi : départ à 18 H de Pons pour se rendre au gite à Esterre. Nous sommes 8 dont un débutant.

 

Samedi : compte tenu des conditions rencontrées actuellement sur les Pyrénées, et la qualité médiocre de l’enneigement, nous décidons de trainer un peu pour attendre que la neige se « décaille ». Après réflexion, nous nous rabattons vers le vallon d’Aoube, au départ du parking de la station de Barèges. La montée se déroule sans accrocs. La neige n’est pas si désagréable que ça à skier. Météo et conditions printanières.

 

 Dimanche : Histoire de ne pas rester sur le même secteur, nous tentons notre chance vers Gavarnie, et le pic des Tentes. Neige dure et « traffolée », nous montons quand même au Pic, mais erreur interdite sur les premiers virages…….

 

Bilan : Ça ne sera pas la meilleure sortie de l’année, mais tout le monde est ravi de ce premier week-end ski de la saison. A noter la première participation de Matthieu qui s’en est bien sorti malgré les conditions médiocres.

S’en suivra comme à l accoutumée, le rangement du gîte, la route, la pause à Langon , et la séparation…….. mais pas pour longtemps !!!!

 

Le montage de Roland ICI.

 

 

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Randonnées

à BIDARRAY

 

14/15 novembre 2015

 

Va te faire voir

chez les Basques !

 

 

 

 

Le Récit de Lucile : il faut bien l’avouer, j’étais fâchée avec le Pays Basque depuis juin 2013 où on avait eu un temps épouvantable. Il est vrai que ça avait été un mois bien humide sur toutes les Pyrénées. Mais pour ce week-end, pas de plan B ni d’annulation : du beau temps ! Le secteur de Bidarray est intéressant car le plus escarpé côté ouest et j’avais envie de faire connaître cette région étonnante à mes ouailles.

 

Vendredi : la route est rapide jusqu’à Bidarray, malgré les bouchons à Bordeaux. A 22 H, on est arrivé au gite et on peut commencer à fêter les anniversaires !

Le problème avec le Pays Basque, c’est la langue ! Il faut tout traduire car mon groupe de jeunes sauvageons n’y comprend rien… Ils ne savent même pas ce que veut dire Harpékosaindoa ni Irubellacaskoa, encore moins ce que signifie lepoa… une catastrophe !

 

Samedi : le brouillard est là comme prévu, il doit se lever vers 11 H. On prend la route vers le point de départ en longeant le Bastan. A la ferme Arouchia, je décide de modifier mon parcours et de garder le plus joli pour l’après-midi car le brouillard a l’air bien épais. Nous montons le long du GR10, un sentier qui est fréquenté car très érodé. Mais nous sommes seuls en ce matin de novembre.

Nous arrivons près d’Harpékosaindoa : la grotte du Saint qui sue, en fait un caillou suintant dans une grotte, avec la légende qui va avec.

Plus loin, les vautours commencent à tournoyer et sont de plus en plus nombreux : ils ont repéré le plus dodu d’entre nous…

Après le Col d’Arzaté, on voit quelques personnes, il y a un accès pas la route pas très loin. Malgré le brouillard toujours présent, on croit au miracle en montant au sommet de l’Artzamendi. On s’imagine que le ciel va s’ouvrir et qu’on va voir la mer ! Mais non, la météo n’est pas précise… On descend donc et c’est seulement à midi et demi qu’on peut enfin manger au soleil.

Ensuite, on fait une incursion en Espagne, vers les Penas d’Ichusi, royaume du vautour. C’est magique : falaises abruptes, sentiers escarpés et les rapaces qui sont partout, sur les rochers et dans les airs.

On longe les penas par le haut et on profite de ce lieu sauvage. Ensuite, on rejoint le GR10 pour la descente.

Comme il n’est pas tard, direction St Etienne de Baïgorry où une tournée de 3 étapes nous attend : producteur de fromage, la maison Petricorena (incontournable !) et le bistrot du coin.

De retour au gite, les garçons se dévouent pour nous préparer le repas. La soirée se déroule tranquillement à parler des sorties programmées en 2016.

 

Dimanche : j’ai laissé les rênes aux garçons qui ont envie de faire de l’orientation. Ils ont étudié le parcours hier soir. C’est David qui dirige les opérations. Il a du mal à repérer le point de départ mais on y arrive quand même. Il faut avouer qu’il n’y a aucune pancarte ni indication dans les hameaux, on ne sait jamais exactement où on est. On se dit que le facteur a intérêt à être originaire du coin !

Départ de Bordazar par une piste dans la forêt puis dans les pâturages. On voit bien toute la ligne de crêtes que nous allons suivre. La montée est rude jusqu’au Col d’Iparla. Puis, une fois sur les crêtes, on atteint facilement le Pic d’Iparla, point culminant de la région. C’est un festival de paysages de part et d’autre : la montagne jusqu’au Pic d'Anie et l’océan de l’autre côté avec St Jean de Luz.

Après le pique-nique, on entame la descente vers le col d’Harrieta puis dans la forêt jusqu’à Urdos. Un petit sentier nous ramène ensuite au parking et il ne reste plus qu’à trouver un petit cours d’eau pour nos ablutions !

 

Bon, côté vocabulaire, quelques mots ont été bien assimilés : Donibane Garazi et surtout "Akerbeltz" ! Mais des efforts sont à faire... Il va donc falloir réviser son basque : Otchogorrigagna, Ardanegagnekoa et Chardekagagna puisque j’ai déjà proposé à mon équipe d’aller du côté d’Iraty l’année prochaine.

Attention, il peut y avoir des interros surprises tout au long de l’année !

 

 

 

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ALPI ROCHER

AU PENE SARRIERE

 

7/8 NOVEMBRE 2015

 

Elle est pas belle la vie ?

 

Le Compte-rendu d'Olivier :
La chance est avec nous pour cette dernière sortie de l'année en rocher . Le soleil brille et il n'y a pas un brin de vent. Nous sommes six à nous diriger vers Gourette vendredi soir dont un invité, Jean du club Escalibourne.
Samedi : direction la face Est. Rico et Jean choisissent d'attaquer "Chant d'étoiles" (6a) avant de se lancer dans "La classique". Trois grimpeurs sont au pied de "la classique" à notre arrivée. On est pas à la bourre et on en profite donc pour savourer les rayons de soleil matinaux.
Guy-Paul fait équipe avec moi. Mathilde, qui connait la voie pour l'avoir déjà grimpée en tête, fait cordée avec Charles. Une jolie grande voie d'initiation équipée dans laquelle on grimpera en réversible. Tout le monde est désormais autonome et ça fait plaisir. Pas pressés par le temps, nous en profitons pour prendre le casse-croûte en lézardant au sommet, moment rare !
Rico et Jean, en pleine forme, auront enchainé la Taillante après La Classique avant de nous rejoindre à la voiture. 
 
Dimanche : Rico et Jean, qui ont adoré le caillou de la veille, repartent dans la face Est pour faire "enfants d'Eve" (6B+).

 

On ne pouvait pas partir sans avoir fait "La Taillante" dans laquelle nous avions fait demi-tour avec Mathilde trois ans auparavant, la pluie ayant eu raison de nous. La météo est plus clémente cette année et c'est préférable, l'arête est gazeuse et occasionnera quelques poussées d'adrénaline à certains. Pas difficile techniquement mais une belle ambiance avec un joli panorama. 

 

Après avoir retrouvé nos deux compères qui ont pris du plaisir dans leur 6b+, photo de groupe et direction La Charente-Maritime après ce week-end de grimpe en tee-shirt. On en demandait pas tant au mois de novembre !
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Rando itinérante

Massif du Cantal

 

Du 17 au 20 octobre 2015

 

Oublier le Cantal, ça peut être fatal !

 

Depuis mercredi, l’idée d’aller dans les Pyrénées est abandonnée. Vue la météo, même les plans B et C ne sont pas réalisables ! Par contre, du côté de l’Auvergne, même s’il neige jeudi, le temps s’annonce assagi par la suite. Un coup d’œil sur la carte, le GR 400 aide bien pour imaginer un circuit de 4 jours. Puis réservation de gites à chaque étape car il n’y a pas de cabanes ni refuges dans ce massif.

 

Vendredi : c’est parti pour une première nuit dans un chalet au camping de Mauriac ! Nous sommes 4 car, hélas, Florence est restée au fond de son lit.

 

Samedi : on se prépare rapidement car il y a encore 3/4 d’heure de route jusqu’au parking de départ. On passe à Salers, Fontanges puis la route se rétrécie jusqu’à Labastide, magnifique vallée. On laisse la voiture sur la piste du GR 400 et c’est parti pour de nouvelles zaventures ! On monte dans la forêt pour contourner la Roche Taillade, la neige est encore présente. La température est d’ailleurs encore bien fraiche. On arrive sur la route que l’on suit sur 800 m pour prendre un petit sentier qui évite le Puy Mary (sommet emblématique mais un peu trop touristique). Pique-nique au pied de celui-ci puis on suit les crêtes vers le Peyre Arse. Le passage de la Brèche de Roland s’avère délicat car la descente est glissante et enneigée par endroit. Au col de la Rombière, on descend vers Le Lioran pour remonter à Super Lioran au gite le Buffadou. Le soir, la propriétaire nous fera goûter aux cèpes ramassés le jour même, ça améliore bien nos nouilles à la tomate !

 

Dimanche : Temps couvert comme annoncé. On évite les pistes en passant par le Rocher du Cerf. Nous verrons des sangliers affolés par une battue. Vent frais sur les crêtes du Puy du Rocher où on aperçoit quelques chamois. On continue jusqu’au Plomb du Cantal avant d’attaquer la descente. Pique-nique à l’abri du vent avec un peu de soleil. Puis nous poursuivons la descente par le Puy Gros jusqu’au Buron de la Tuillère où une bonne bière nous attend !

En descendant vers le gite à Lafon, nous traversons un pré avec des vaches, dont une un peu plus grosse que les autres ! Le bestiau ne nous a pas vus et on a pu couper dans le bois avant de le croiser…

 

Lundi : Au lever, on sent que la journée va être belle, pas un nuage. Le GR 400 nous promène dans la forêt en passant par la porte du Lion. A Thiezac, on se ravitaille pour la fin du séjour puis c’est reparti pour une belle montée dans la forêt et dans les pâturages. Au Puy de la Poche, on se répand sur le gazon pour le pique-nique au soleil. Petite descente vers le Col de Pertus et on s’engage dans la forêt en faisant un détour par les pentes de l’Esclades et ses beaux sentiers forestiers. A Mandailles, le Café du Bout du Monde nous tend les bras, on poursuit notre dégustation de bière locale.... Au gite Vert Azur, nous sommes seuls et la soirée se termine par une partie de Uno acharnée !

 

 Mardi : afin d’être au parking à midi, on démarre à 7 H 50 pour cette dernière demi-journée. Nous avons 820 mètres de dénivelé raide jusqu’au Puy Chavaroche, c’est fait en 2 heures. Le vent est glacial au sommet, on profite un peu de la vue. Puis, on descend hors sentier dans le cirque d’Emblaud. Ensuite, c’est du sentier à vaches dans les bois, en passant jeter un œil au Buron de Rauffet. Au hameau de la Peyre del Cros, on rejoint la petite route qui nous mène à la voiture. A midi, on y est comme prévu ! On se change au soleil, parce qu’en plus on a prévu de l’eau chaude dans les thermos pour la toilette ! A 13 H, on est à Salers, attablés devant une truffade ! On ne va pas se laisser abattre ! Il faut reprendre des forces pour la longue route, avec arrêt dans une fromagerie, bien sûr…

 

Bilan particulièrement positif pour ce séjour qui aurait pu être annulé. Certes, les altitudes sont plus modestes mais on a fait de beaux dénivelés. Merci le Cantal ! pour les paysages d’automne, les petites vallées magiques, les crêtes sauvages, la bière à consommer avec modération, les gites accueillants.

C’est déjà au programme pour l’hiver : balade en raquettes sur les crêtes cantaliennes !

 

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Alpi grandes voies

Néouvielle/Suberpène

 

3/4 octobre 2015

 

3 Conseillers et 8 Mistigris

 


 

 

Vendredi : Pour cette sortie au Néouvielle, camp de base au refuge-hôtel d'Orédon, bien confortable et bien pratique pour un départ de course. ça tombe bien car la météo ne sera favorable que le samedi. Nous faisons le point sur les cordées du lendemain : nous sommes huit et compte tenu du groupe, Benoît mènera sa cordée dans La Ferbos avec Guy-Paul et Mickaël. Dans les 3 Conseillers, Mathilde en-tête partira avec Gaylord, et Olivier avec Babeth et Cédric.

 

Samedi :

- Le récit d'Olivier pour l'Arête des 3 conseillers au Pic de Néouvielle : la pluie a tapé aux carreaux durant la nuit et la neige au petit matin sur les sommets nous fait déjà penser au ski. En attendant, on s'en prend plein les yeux ! Arrivés au Lac de Cap de Long, Le vent annoncé est bien présent et des rafales sont annoncées en altitude. Du barrage, on ne voit pas un brin de neige sur les arêtes. Le Néouvielle sous le soleil semble avoir été épargné par les flocons et les arêtes ont l'air praticables. On démarre la marche d'approche car, malgré "la caillante" qu'on imagine bien là haut, on a déjà envie de se réchauffer.

En prenant de l'altitude, le soleil finit par nous caresser "la couenne" et c'est plutôt agréable. Nos trois amis nous quittent pour La Ferbos et nous rejoignons la brèche du Néouvielle.

"Bonjour Eole" ! Vite chaussés, nous grimpons les pieds au sec mais pas pour longtemps, la neige est présente et pour ceux qui ont mis les chaussons, ne pas toucher la neige rend la grimpe "élastique". On avance corde tendue, pas le temps de déchausser et de remettre les grosses. Les pieds sont froids, les mains aussi mais avec la beauté de ces lacs d'un bleu pyrénéen tout en bas et ces sommets enneigés, on ne souhaite rien d'autre. Cédric, qui voulait faire cette course depuis si longtemps est "aux anges" et Babeth, avec sa force tranquille et malgré le froid, a toujours le sourire. Mathilde et Gaylord derrière nous talonnent. Vont-ils nous doubler ?

Un petit coup d'oeil de temps en temps sur l'arête voisine, ça progresse normalement. Pas besoin de talkies-walkies, on entend Guy-Paul hurler sa joie : "Bande de Mistigris ! » Donc, tout va bien sur La Ferbos !

L'escalade sur le Néouvielle se déroule bien, Le petit dièdre en 4, la jolie dalle finale, le belvédère au sommet et Monsieur Congélateur qui nous attendait. Un vent à glacer le sang malgré le soleil omniprésent. Tout d'un coup, on se met à souhaiter autre chose, comme par exemple se mettre à l'abri du vent ou se réchauffer avec le pineau de Gaylord au coin de la cheminée !

Un petit coucou aux bras tendus du sommet de La Ferbos et nous voilà partis pour une descente dans le rocher chaotique et enneigé au pied du Ramougn. Long retour et retrouvailles des copains de l'arête voisine également ravis de leur journée.

 

- Le récit de Benoît pour l'arête Ferbos au Pic des 3 Conseillers : pour rallonger l’arête et augmenter la difficulté, on décide d'attaquer l’arête le plus bas possible. Soit au total 500m de dénivelé sur l’arête jusqu'au sommet du Pic des trois conseillers. 

On garde les "grosses" car on est plus confortable et plus au chaud. On cherche les passages un peu plus difficiles sur l’arête car on a le temps. On voit la progression de nos collègues sur l’arête des 3 conseillers. Une traversée sur une belle dalle, aérienne, pimente cette ascension. La vue est magnifique sur le lac d'Orédon dès qu'on se retourne. Arrivée au sommet, on contemple les sommets environnants saupoudrés de neige puis on se lance dans la descente qu'on pensait courte et facile. Finalement, avec la neige, elle se révélera glissante et un peu périlleuse. Arrivée à la brèche du Néouveille, on prend le temps de casser une petite graine à l'abri du vent. Puis on continue la descente de la brèche, avec un passage pas évident, aérien, et difficilement protégeable avec un très court béquet. Puis on prend pied sur les éboulis et on continue la longue descente jusqu'au barrage. On arrive au camion 10 heures après être partis et on va chercher nos collègues au lac d'Aubert qui descendent du Néouveille, la nuit tombe... 

 

Dimanche : La pluie est prévue en montagne. A défaut d'aller grimper sur le Ramougn, nous descendons dans la vallée, au sec, sur le beau calcaire de Suberpène où nous enchainerons les longueurs jusqu'aux premières gouttes de pluie.

Guy Paul et Benoit partent dans la voie MJC, une voie de 4 longueurs. Le rocher est très bon et les prises franches. Une longueur en 6a pimente la voie, les prises se font plus rares mais le rocher est bien équipé.

Départ à 14h30, c'est rare mais pas désagréable de rentrer de bonne heure !

 

 

 

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Rando/Bivouac

Cauterets

19/20 Septembre 2015

 

Pourquoi les week-ends sont-ils aussi courts ?

 

C’est vrai, on ne le dit jamais assez : un week-end de deux jours, c’est trop court ! Surtout quand on est accompagné d’un soleil radieux et qu’il faut rentrer à la maison… une vraie torture !

 

Samedi : on a passé une nuit tranquille à la campagne au camping Bellevue à Ayzac-Ost. Le matin, pas grand monde sur la route de Cauterets et peu de véhicules sur le parking du Pont d’Espagne à cette saison.

Le sentier du Marcadau est une belle balade, surtout quand on prend celui à droite par le plateau du Clôt. Seulement…., il nous a éloignés des pancartes d’avertissement destinées aux randonneurs… Arrivés au Pont de Cayan : plus de pont ! Il a du être emporté lors des crues de 2013. Impossible de traverser pour rejoindre notre itinéraire. A cet endroit, le torrent est bien trop  important donc on repart un peu en arrière où il se sépare en deux. Et voilà, on enlève les chaussures et c’est parti dans l’eau glacée ! Au moins, ça nous aura évités de perdre du temps en retournant vers la dernière passerelle.

Ensuite, la randonnée se déroule sans encombre jusque dans la vallée d’Arratille. Après le pique-nique, tout le monde sera plongé dans un coma profond, au soleil…

Ensuite, la montée se poursuit vers le lac d’Arratille et ses pêcheurs. On s’arrête près des laquets à 2300 m.

En attendant de pouvoir monter les tentes, on décide de grimper sur les sommets environnants. Le Chapeau d’Espagne (2 590 m) est un beau belvédère pour admirer le secteur, même si la montée et la descente demande de l’attention. On voit le brouillard monter de la vallée à une vitesse impressionnante.

Au campement, nous serons vite enveloppés dans les nuages mais nous avions d’autres préoccupations gastronomiques…

 

Dimanche : 6° dans la tente, on prend le petit-déjeuner dehors avec 1° en regardant le soleil se lever. On range nos affaires et c’est reparti sur ce beau tronçon de la HRP (Haute Route Pyrénéenne). A cette altitude, ce sont des pierriers à n’en plus finir. On atteint le Col d’Arratille et son beau lac. Arrivés en Espagne, le sentier en balcon nous mène au Col des Mulets. On s’éloigne du chemin pour aller admirer le Vignemale de plus près, son glacier a bien fondu cet été, c’est la misère ! Il est plus de midi lorsque nous arrivons sur le plateau des Oulettes. Là, c’est sûr, on n’a plus envie de partir… on peut guère faire mieux comme endroit de pique-nique avec les marmottes qui gambadent ! On fait durer le plaisir en montant prendre un café au refuge. Ensuite, le timing nous oblige à prendre la descente, mais c’est un réel plaisir de continuer le long du torrent et des cascades jusqu’au lac de Gaube. Ensuite, c’est moins marrant : le retour brutal à la civilisation avec les locaux venus passer la journée au lac, on se dit qu’ils ont bien de la chance…. Au parking bondé, tout le monde s’ébroue dans le torrent avant la descente jusqu’à Lourdes

 

Non, c’est sûr, on ne voulait pas partir. Nos chers gouvernants, qui ne sont pas à une réforme près, pourrait peut-être se pencher sur notre idée lumineuse : des week-ends plus longs quand il fait beau !

 

 

 

 

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Grandes voies

Rulhe/Calamès

12/13 Septembre 2015

 

Viento muy grosso = escalado muy costo

 

L’Ariège, on ne s’en lasse pas et on se risque même dans des vallées inconnues…. L’objectif de cette sortie est l’arête ouest du Petit Rulhe, qui va permettre aux novices de passer en tête.

 

Samedi : après une courte nuit au camping de Tarascon, on s’embarque sur la petite route sinueuse qui mène au barrage de Laparan puis la piste jusqu’au parking de Las peyres. Les 500 mètres de montée jusqu’au refuge de Rulhe sont vite avalés, (avec Radio Mistigri en mode continu !). Le temps est couvert et on sait que des passages pluvieux sont annoncés.

On passe un peu de temps sur le rocher école qui propose une vingtaine de voies. Une première averse nous fait plier bagage vers 13 H 00 mais elle ne dure pas longtemps, on fait quelques manips de matériel et de cordes. Les plus téméraires décident de retourner grimper. Mais, vers 16 H 00, la pluie recommence et cette fois ça dure…. Les grimpeurs reviennent bien trempés ! Heureusement, le réconfort est là : refuge douillet, gardiens très sympas et la carte des apéros très fournie, sans parler des voisines de table….

 

Dimanche : Lever à 6 H 15 comme prévu. Le vent, qui a soufflé une bonne partie de la nuit, ne laisse rien présager de bon. On prend le petit déjeuner et on attend jusqu’à 7 H 30 mais il faut bien s’y résoudre : impossible de monter sur l’arête avec des rafales à plus de 70 km/H. Donc Olivier décide de redescendre dans la vallée et c’est une sage décision car la météo y est bien plus clémente. On s’arrête prendre un petit café à Tarascon, d’où le nouveau dicton : « qui n’a pas écouté la météo se retrouve au bistrot » ! Ensuite, on cherche vainement un topo du site de Calamès puis on prend la route de Bédeilhac. Calamès nous a déjà accueillis plusieurs fois pour des replis stratégiques et c’est toujours un plaisir d’y retourner.

Après une petite balade dans les épineux et les éboulis…. un esprit vif a eu l’idée de chercher le topo sur internet…. Retour en arrière vers le secteur du Pilier des Cathares : Deux cordées de 2 s’engagent dans « les pères tranquilles » et une cordée de 3 dans « Rio », des voies de 180 mètres. Malgré les nuages, il fait très chaud et la grimpe est bien agréable. La sortie se fait au sommet du massif de Calamès où le gardien des lieux nous accueille chaleureusement !

 

La découverte de la sauvage vallée d’Aston nous a donné envie d’y retourner… De toute façon, l'arête du Petit Rulhe nous attend toujours, donc le rendez-vous est pris pour une prochaine fois… et sans vent, s’il vous plait !

 

 

 

 

SEJOUR MULTI-ACTIVITE

CLOT RAFFIN (05)

 

19/07 au 02/08 2015

 


 

Comme prévu, notre séjour mult-activités s’est déroulé près de La Grave (Hautes-Alpes). Au Clôt Raffin, à 1824 mètres d’altitude, nous étions douillettement installés dans notre chalet, sans électricité.

 

Nous étions 11 personnes la 1ère semaine et 15 personnes la seconde.

 

Chaque jour, Jean-Jacques, Lucile, Philippe et Eric ont proposé des sorties où chacun pouvait participer selon son niveau.

 

Le programme a été le suivant :

Rando : le Signal de la Grave par le vallon de Martignare, Le Col du Chardonnet et le lac de la Mine, le lac de Puy Vachier, Bivouac au lac des Cerces et ascension du Pic du Grand Galibier, les crêtes de la Buffe, le Grand lac et le lac de la Ponsonnière, bivouac dans la vallée du Goléon et col Lombard, le plateau d’Emparis.

 

 -    Via ferrata : la Mine du Grand clôt (750 m/D),  Arsine.

 

 -   Alpi/escalade : école d’artif aux Fréaux, arêtes de la cascade des Fréaux, les arêtes de la Bruyère (200M/AD), le Râteau (250 m/PD), La Tour Germaine (200m/D-), la Meije Orientale (900m/D-).

 

Merci à tous pour la bonne ambiance et l’organisation. Nous nous prosternons aux pieds de Caro pour ses menus incroyables !  Sans oublier Fango et Helma, pour leurs câlins du matin et leur présence réconfortante.

 

Les photos :  Semaine 1Semaine 2la vie au Chalet.

 

 

 

 

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Rando itinérante

en Ariège

20/21 JUIN 2015

 

Les trois seigneurs

à la belle étoile

 

Départ vendredi soir, comme d’habitude, et nuit au camping de Vicdessos. Les randonnées estivales sont toujours bien agréables à préparer : sac léger, pas de surplus de vêtements ! On s’allège encore en décidant de ne pas prendre les tentes, ce sera nuit à la belle étoile.

 

Samedi : on prend la route jusqu’au Port de Lers, il y a déjà quelques véhicules sur le parking de départ pour ce sommet très fréquenté. Mais nous n’irons pas à l’assaut du Pic des 3 Seigneurs par la voie habituelle. Sournois, nous allons en faire le tour pour l’attaquer par sa face la plus abrupte, au nord. La randonnée débute par un sentier qui se perd parfois parmi les rodhodendrons, peu de passages apparemment par ce côté. Au col de Rose, on aperçoit les crêtes frontières enneigée. Pause à goutets, village de bergeries. La montée s’accentue ensuite pour grimper sur les crêtes de Journalade et jusqu’au Pic. Nous avons une vue plus large sur le massif des 3 seigneurs et le chemin pour le lendemain.

Ensuite, il faut descendre hors sentier dans la Jasse de Coumeders en évitant les marécages. Puis on prend le frais dans les bois pour la fin de la descente jusqu’à la cabane d’Embanels. Modeste abri qui aurait pu nous servir en cas de mauvais temps. Mais ce n’est pas le cas ! on peut faire la toilette tranquillement dans le torrent avant de s’installer pour le repas et la nuit. Sous le matelas, on dispose des fougères anti-limaces et une couverture de survie anti humidité. Nous passerons une nuit confortable.

 

Dimanche : les duvets sont quand même bien humides au réveil et ils vont sécher au soleil pendant le petit déjeuner. Une dure journée nous attend…. La montée est déjà raide dans le bois du Cirier et à la sortie du cirque d’Embans. Le cadre magnifique nous incite à quelques pauses. Ensuite, nous arrivons dans le secteur des étangs, brillants dans leur écrin de neige et de verdure. Ce n’est pas fini, il faut s’attaquer au Col de la Couillate où une nouvelle vue s’étend sur les 3 000 mètres ariègeois et le Montvallier. Maintenant, une longue crête de 6,5 km nous attend pour rejoindre le parking ! Les 2,5 km jusqu’au sommet nous paraissent déjà longs car la crête monte et descend selon les petits sommets. Le brouillard nous surprend au Pic des 3 Seigneurs. Nous n’y restons pas longtemps car il y a trop de monde. Nous trouvons un coin tranquille pour manger et se motiver pour la suite de la descente ! A la fin, les orteils ont un peu souffert mais, le paysage était tellement beau de part et d’autre du sentier, qu’on n’y a pas trop pensé.

On ne s’est pas trop attardé non plus sur le parking, bondé en ce dimanche. Nous avons trouvé la tranquillité plus bas près d’un torrent pour nous rafraîchir.

 

 L’Ariège, à consommer sans modération, nous a encore dévoilé un massif plein de surprises ! Quand on en fait le tour, on a le loisir de goûter différentes ambiances : pâturages bucoliques, crêtes aériennes, forêts de hêtres, ancien cirque glaciaire…

 

 

 

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Rando Massif du Gourzy

et Pic de Cézy

30/31 MAI 2015

 

Purée de pois et sommet débonnaire…

 

 

Nous sommes 5 à partir en ce vendredi plutôt maussade, mais on a le moral car la météo s’annonce correcte. Nous allons donc pouvoir faire ce circuit en vallée d’Ossau, programmé déjà 2 années de suite et annulé pour mauvais temps. Régis nous accueille au gite l’Embaradère à Laruns où nous avons le temps de commencer à arroser les 2 anniversaires en cours.

 

Samedi : le temps est bouché mais la météo annonce une mer de nuage au-dessus de 1500m. On prend la route jusqu’au village des Eaux-Bonnes. Le départ se fait derrière le Casino par un sentier dans le bois du Gourzy. Deux mamies botanistes nous accompagnent un moment et nous apprennent comment améliorer l’apéro avec quelques plantes du coin. ça peut toujours servir… A la sortie de la forêt, le ciel commence à se dégager et, en effet vers 1500 m, on commence à voir les montagnes environnantes. Mais, comme on redescend un peu, la cabane de Lacarret se trouve dans le brouillard ! On s’installe et on reprend des forces. Le but de l’après-midi est de chercher une source et de monter sur les crêtes. Hélas, les sources sont bien présentes mais pas très propres, il faudra prendre l’eau au ruisseau et la traiter. La balade sur les crêtes de la Brèque nous fait découvrir le massif du Pic de Ger au loin où la neige est encore bien présente.

La soirée se déroulera sans accrocs : toilette dans le ruisseau, apéro dehors, repas au coin du feu et dessert amélioré au champagne ! Car nous fêtons l’anniversaire de Céline et arrosons aussi celui de Sandrine.

 

Dimanche : ciel dégagé comme prévu. Nous continuons notre itinéraire par la cabane de Cambeilh et le flanc nord du massif du Cézy. Au col de Lurdé, la vue s’élargit sur les crêtes frontières : Balaïtous, Palas, Ossau et Penas espagnoles. Nous faisons une pause en jetant un œil sur le Pic de Cézy qui parait moins débonnaire que ce matin… Vue du côté sud-est, on voit bien les nombreux passages aériens qu’il va falloir emprunter. Ça ne rassure pas tout le monde… Après avoir allégés les sacs, on s’élance dans le pierrier et sur quelques traversées pentues, de plus en plus pentues et aériennes ! L’ascension se termine par une cheminée, un peu de grimpe, ça change de la routine ! La vue à 180° vaut le détour car ce petit sommet est isolé. On en profite un long moment avant la descente sans encombre. Après la pause déjeuner, 1200 mètres de descente nous attendent, environ 3 H. Après le col de Lurdé, c’est le beau plateau d’Anouilhas, paradis des troupeaux en été. Puis la descente est plus raide dans le cirque de Balour, et encore plus raide dans la forêt. Selon la formule bien connue : feuilles mortes + dalles humides = chutes et glissades en tous genres. Mais les saltos sont trop rapides, on n’a pas le temps de prendre de photos, dommage !

On transpire bien en arrivant au Eaux-Bonnes. Les toilettes publiques sont investies par les filles et les garçons prennent une douche publique et impudique au robinet sur le trottoir. Ça fait un peu d’animation dans ce village plutôt désert et tristounet….

Il est tard mais on prend le temps de se ravitailler en fromage (certaines ne partent jamais sans emporter une demie tome de brebis soit 2,5 kg !).

 

Voilà, on croit tout connaître d’une vallée et on découvre un nouveau coin de paradis, un petit massif à portée de godasses, qui se laisse visiter en toute saison en proposant plein d’itinéraires. On reviendra bivouaquer parmi les edelweiss avant de s’attaquer au Pic de Ger ou à la Grande Arcizette. Encore quelques sommets débonnaires à gravir en vallée d’Ossau…..

 

 

 

Grandes voies au Caroux

23/24/25 MAI 2015

Oublions les couloirs !

Le compte-rendu d'Olivier :
Le manteau neigeux continue de fondre à vitesse grand V et "le couloir oublié" à l'Astazou se fera à la saison prochaine. Valeur plus sûre à cette période :  le caillou ! direction Le Caroux, joli massif en terrain d'aventure semi-équipé à l'ambiance montagne, situé au nord de Béziers. Un week-end de trois jours au pays du soleil, c'est pas mal non plus ! 
Nous serons 7 : Mathilde, Charles, Bruno, Anthony et Olivier du club MER, Rico de GEM et Philippe, invité, du club ASME d'Angoulême. Rico et Philippe connaissent le massif, c'est parfait, il parait qu'on s'y perd facilement.

- Samedi nous arrivons suffisamment tôt pour poser nos sacs au camping à Mons La Trivalle et filons à 17h vers des voies toutes proches dans les Gorges d'Héric. Deux cordées dans l'arête à La Tête de Braque pendant que Philippe et Anthony s'affairent dans La Voie de l'Horloger. Parfaite petite virée pour une mise en jambe avant d'allumer le barbecue et manger avant la nuit.

- Dimanche : nous conservons les mêmes cordées et partons tous dans la fameuse Arête des Charbonniers pour enchainer avec les aiguilles. Rico et Charles choisiront La Godefroy, pour les autres ce sera La Viallat. Rico, qui a déjà goûté aux aiguilles, nous dira avoir préféré La Viallat. "c'est la plus jolie". En effet, c'est esthétique, particulièrement les 2 dernières longueurs qui sont très belles. Le rocher est magnifique et la vue splendide.... La descente l'est moins. On était prévenu "le Caroux, c'est pommatoire". A tâtonner entre les balisages jaune et rouge, on fini par tomber sur celui qu'on cherchait : le bleu, le chemin des Gardes.....On s'en sort pas trop mal et on aura évité les barres rocheuses mais vivement le prochain topo !
De retour au parking nous sirotons une bière, puis deux en attendant Rico et Charles qui sont restés discuter avec des copains "très chers" de Toulouse. 

- Lundi : afin de découvrir un autre secteur et sur les conseils de Rico (c'est tout même bien quand on a pas à chercher...) nous partons grimper dans La Paroi d'Arles. La marche d'approche qui surplombe la vallée de Madale "vaut le détour" et La Grande Paroi, verticale, à l'ombre et en plein vent, est un peu austère mais belle. Joli coin. Avec Bruno et Mathilde nous partons dans "la classique du mur" 120m, toujours semi-équipée avec des points distants mais présents dans les passages exposés. Jolie voie pour sa dernière longueur aérienne et avec Eole qui nous souffle dans le dos, l'effet est garanti. Beau baptême pour Bruno, dans son premier terrain d'aventure en tête. Les cotations sont un peu sèches et nos amis dans des voies plus difficiles à droite et à gauche nous ferons une version plutôt "free" jusqu'au sommet. On s'est croisé, on a pu papoter, se prendre en photos, re-papoter, on aurait même pu prendre un thé ensemble tellement ça caillait et un peu plus, finir tous au même relais !

Après trois jours de grimpe au soleil (enfin presque, mais de ces moments là, on retient que les meilleurs), on rentre ravis en pays Charentais.


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Alpinisme : voie des séracs

11/12 AVRIL 2015

Les séracs : ça sert à quoi ?

 

 

Les couloirs de la Pena Telera sont déjà trop purgés pour la sortie prévue en ce début avril…. Olivier doit trouver au pied levé un plan B. Il se renseigne : La seule voie en condition dans le massif du Vignemale ? LA Voie des Séracs !

Déjà programmée l’an passé, annulée pour mauvais temps, reprogrammée pour le mois de mars et re-annulée pour cause météo …

Comme dit le célèbre proverbe berbère « Il n’est pas rare d’entendre dans les rues qu’un homme pressé est déjà mort »…  Moralité : Le montagnard charentais sait être patient et il en est récompensé !

Départ vendredi soir pour 6 habitués des sorties alpi, encadrés par Olivier et Jean-Jacques. Nuit au gite ND de l’Estaou.

 

 - Samedi matin : direction le parking du Pont d’Espagne, l'objectif de la journée est de monter au refuge des Oulettes de Gaube, soit environ 700m de dénivelé. La neige porte bien malgré la douceur des températures cette semaine et l'isotherme plutôt haut (2500m environ).  On passe par le lac de Gaube, on traverse des nombreuses coulées avalancheuses qui ont dégomé des arbres, on aperçoit des isards à la recherche de nourriture et à midi le refuge des Oulettes est en vue, après 3h de marche.  Certains l'ont rallié à ski d'autres en promenant les raquettes... Après un petit casse-croûte, on occupe cette belle après midi ensoleillée : ...  en jouant à la belote et en faisant la sieste.... dont un qu'il faudra même réveiller à 19h pour le repas...(si si une sieste de 5h !).

 

 - Dimanche matin : départ à 6h15 pour la marche d'approche sur le glacier des Oulettes, qui nous mène au départ de la voie des Séracs. 1h30 pour accéder au couloir. Les séracs ont quasiment disparu, il reste seulement quelques gros blocs de glace dans le milieu du couloir. La neige est top et porte bien, nous avançons vite, certains contournent les séracs et d’autres préfèrent tâter la glace en passant par-dessus. La pente varie de 30 à 55°. La sortie se fait sur l’arête à une cinquantaine de mètres du sommet du Petit Vignemale. La descente s'effectue pour la voie normale du Petit Vignemale, en passant par la Hourquette d'Ossoue. Puis on regagne le refuge des Oulettes et on poursuit la descente jusqu'au Pont d'Espagne sous un soleil de plomb, certains ont pris de beaux coups de soleil !

 

Une course très sympa dans un cadre mythique des Pyrénées, une météo et une neige parfaite : le pied !


 

La vidéo de Jonathan.

 

 

 

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RANDO RAQUETTES ET CRAMPONS

DANS LES ENCANTATS

4/5/6 AVRIL 2015

 

Nos zaventures zensoleillées

 

Le mois de mars plutôt capricieux, qui nous a fait annuler deux sorties, laisse enfin la place au soleil d’avril ! Nous sommes 8 à partir, venus de divers horizons : Saintes, Cognac, La Rochelle, La Roche sur Yon et la région de Bordeaux.

 

Samedi : départ tôt de Pons pour arriver à Vielha vers midi, direction Arties et le parking du Pont de Ressec. Pique-nique et préparation des sacs.

On peut chausser les raquettes dès le passage du pont sur la piste enneigée. Ensuite, le sentier monte en lacets raides jusqu’au barrage du lac de la Restanca. On s’installe au refuge de la Restanca très accueillant (avec douche chaude !). On fait notre nid dans un dortoir de 8 places très douillet.

Chacun ayant apporté des munitions, l’apéritif est servi à 18 H 30 pour enchainer avec le repas très conséquent.

 

Dimanche : lever à 7 H 15 pour s’attaquer à l’emblématique Montardo d’Aran . La neige dure permet de chausser les crampons dès le refuge. La première pente, qui mène au Cap deth Port, nous met en jambe rapidement…. Ensuite, on longe le lac tranquillement pour monter de nouveau vers le Col d’Olheacrestada. La vue s’élargit sur de nombreux étangs et un beau 3 000 : la Punta Alta.

Puis, nous franchissons une série de ressauts jusqu’au col du Montardo. La vue commence à s’étendre un peu plus loin vers les crêtes frontières avec l’Ariège et la Haute-Garonne.

La dernière montée est une belle pente. Par sécurité, nous sortons le piolet mais la neige commence à être bien molle. Du sommet du Montardo à 2833 m, la vue est splendide sur une bonne partie des montagnes espagnoles et françaises. L’Aneto nous fait de l’œil et on fait déjà des projets pour une future expédition !

Puis, on descend pour un pique-nique à l’abri du vent glacial. On sera mieux  beaucoup plus bas, de retour au bord du lac Deth Port pour une pause café et quelques occupations neigeuses : recherche DVA et pelletage pour faire un abri.

La 2e soirée est beaucoup plus calme, la troupe étant un peu assommée par le soleil et l’altitude… On ne met pas longtemps à trouver le sommeil !

 

Lundi : pas de mauvaise surprise, toujours le beau temps à la fenêtre. On refait les sacs pour quitter le refuge à 8 H. Cette fois, on s’élance vers les crêtes du Tossal de Mar. Faute de temps, Il n’est pas question d’aller au sommet mais de profiter du nouveau panorama sur l’immense lac de Mar dominé par les Pics de Besiberri.

Pendant que certains repassent par le refuge pour cause d’oubli d’un piolet. L’autre groupe redescend par des pentes raides qui permettent de tester l’utilité des crampons et du piolet. On se retrouve tous pour un pique-nique bien mérité.

Ensuite, il faut repartir vers l’ouest pour trouver un passage menant au sentier de descente. Le problème est que le fameux sentier se trouve de l’autre côté du torrent, nous sommes bloqués à plusieurs reprises par des barres rocheuses. Les sapins et les amoncellements de neige ne nous aident pas pour la visibilité. Cela nous oblige à remonter plus haut vers le cirque de Rius pour trouver enfin le couloir. La descente est ralentie avec le passage sur des coulées d’avalanches, ponts de neige, sentier transformé en ruisseau… Bref, deux bonnes heures perdues sur le timing de départ ! Enfin, nous retrouvons la piste au pont de Rius et arrivons au parking vers 17 H 30. Il est un peu tard…. mais le beau temps est toujours là !

 

C’est la 2e fois que nous organisons un week-end de Pâques dans les Encantats et c’est un bon choix ! Les possibilités de randonnée, hiver comme été, vont nous occuper encore un moment…

 

 

 

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SKI DE RANDO

 

21/22 MARS 2015

 

SANCY

Sensiblement  beau mais peut mieux faire....

 

 

 

Vendredi, après avoir scruté la météo toute la journée, nous décidons de partir dans le Massif Central, le temps y étant annoncé plus clément que dans les Pyrénées. Départ de Saintes à 18h, route vers le Mont Dore et installation au gîte des Hautes-Pierres vers 23 h.

 

Samedi : Départ vers la station du Mont Dore où nous partons pour le tour du Sancy. Malgré quelques giboulées et un vent fort, c’est quand même praticable. Il reste suffisamment de neige pour passer avec quand même quelques passages en ski sur herbe !!!

Bonne soirée au gîte où notre pineau a été apprécié !

 

Dimanche : Le temps est très couvert ce matin avec un vent à 80km/h, obligeant la station à fermer ses remontées mécaniques. Après avoir tourné un peu en rond le matin, une éclaircie apparait et nous redescendons vers le Capucin, histoire de faire une petite balade, avant retour dans notre plat pays !

Un exercice DVA s’en est suivi.

 

Bon choix de destination qui nous a permis de sauver le week-end  !

 

La vidéo d'Alex

 

 

 

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CASCADE DE GLACE - CANTAL

 

21/22 FEVRIER 2015

 

Miam  ! du Sorbet à la truffade !

 

Départ pour 8 grimpeurs en ce vendredi soir où la route est déjà verglacée en arrivant au Claux. On s'installe aux gites des Espinettes.
Samedi : il neigeotte, il faut sortir les chaines pour monter au Col de Serre où nous sommes les premiers arrivés. Direction, le Buron d'Eylac et le pied du Puy Mary pour faire "la petite cascade" (2+  - 25m).
Nous sortons  juste en dessous de la route du puy Mary enneigée, que nous empruntons pour la descente. On en profite pour repérer le secteur du lendemain.
Le soir, on se réchauffe avec une bonne truffade au restaurant du village !
Dimanche :  la météo s'annonce meilleure. On repart au col de Serre et on avance dans un brouillard épais. En arrivant au pied de la dernière pente de neige, on comprend vite que l'accès à la cascade est très compliqué et qu'on va passer plusieurs heures là où on est. Bruno et Jonathan  sortent les pelles et se lancent dans des travaux de terrassement au milieu de la pente :  mur de protection contre le vent et des bancs top confort... il est 10h et à 14h tout le monde est passé dans la quinzaine de mètres de cascade qui n'était pas en super condition.
Voilà une nouvelle région visitée ! On y trouve de petits sites hivernaux, sans doute pas fait pour les groupes trop conséquent. Mais, ils sont bons à connaître quand les Pyrénées ne sont pas en condition.
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RANDONNEE RAQUETTES

Haute-Garonne

7/8 FEVRIER 2015

 

Les Comminges.. tu connais ?

 

Allez, on va réviser un peu sa géographie… Voyons voir : les Comminges se situent dans quelle région ? Et on ne triche pas !

 

Pas la peine de s’enfoncer dans le fin fond de la vallée de Luchon pour trouver de la neige, il y en a dès les abords de l’autoroute A64. On la quitte à St Martory pour emprunter des routes de plus en plus étroites, de plus en plus sinueuses, de plus en plus verglacées… Arrivé à Labaderque, le mini-bus pousse un soupir de soulagement : c’est notre lieu de villégiature, au chalet de Paloumère, 45 places pour 7 personnes, ça va aller !

 

Samedi : route jusqu’au Col des Ares. Départ sur la piste forestière jusqu’au Col du Hô puis montée plus raide dans la forêt. On passe au-dessus des nuages et on pique-nique au soleil à la Cabane du Pic du Gar. Ensuite, Philippe nous fait une trace impeccable jusqu’au sommet du Pic du Gar à 1756 m. Les plus hauts sommets sont visibles : du Pic Long au Montvallier, et bien d’autres encore ! On ne s’attarde pas car la descente est longue et la température en-dessous de zéro.

On se réchauffe le soir avec une bonne raclette !

 

Dimanche : le ciel est couvert, on part du gite dès 8 H 50 sur la route enneigée. A la fontaine de l’Ours, on prend le sentier qui suit la Coume de Hiouérnéde. Le soleil nous éblouie à la sortie de la forêt, la vue est féerique sur les crêtes et les arbres pétrifiés par la neige. Nous continuons jusqu’au Tuc de Haurades pour admirer la vue, toujours aussi vaste sur la chaine pyrénéenne et le piémont. Après un pique-nique au soleil, on redescend de nouveau sous la couche nuageuse par un sentier en balcon au-dessus de la route. Après le rangement du gite, il faut repartir et retrouver la civilisation du plat pays.

 

Bon, si tout le monde a suivi… Les Comminges se situent au sud de St Gaudens en Haute-Garonne. Une belle région truffée de petites vallées sauvages, de forêts et de crêtes : le paradis du randonneur en toute saison  !

 

 

 

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ALPINISME HIVERNAL à

AUZAT/VICDESSOS

23/24 JANVIER 2015


Brassage et glaçage...

 

Le mini-bus est toujours plein à craquer pour les sorties alpi : 9 montagnards + le matériel plutôt conséquent ! La glace n’étant pas au rendez-vous en Auvergne, l’Ariège va encore être une belle échappatoire. Direction le confortable Centre d’accueil de Vicdessos où le groupe sera en gestion libre. Le récit de Benoît :

 

Samedi : départ de la petite station de ski de Goulier (un seul teleski !) en direction du couloir du Créneau d’Endron. On décide de ne pas prendre les raquettes pour ne pas avoir à les trimballer sur les sacs dans le couloir. Une fois sortie de la piste de la station, on s’enfonce très largement dans la poudreuse… on se relaie à 9 pour faire la trace.  Au pied du couloir, on chausse les crampons et on s’encorde. Mais toujours pas de neige dure ! La pente s’accentue, et on s’enfonce parfois jusqu’à la taille pour faire la trace. On brasse, on brasse et on brasse encore !

Pour la sortie du couloir, on a trois possibilités : on choisit celle du milieu qui finit sur une pente de 50°. Très difficile d’avancer dans cette poudreuse avec cette pente : on part sur un coté du couloir où on trouve un mélange de neige/glace/rocher, on s’enfonce beaucoup moins. Arrivé en haut du couloir, un vent glacé nous entraine directement vers la descente, il n’est pas possible de s’arrêter manger. La descente se fait par la crête du Sarrasi, le paysage est magnifique même si le vent est glacé. On rejoint le minibus à 16 h. On redescend au gite pour se faire un bon pique-nique autour de quelques bières. S’en suivra un apéro convivial et une soirée bien arrosée autour d’un feu de cheminée, nous étions seuls dans le gite !

 

Dimanche : l’objectif de la journée est la cascade de glace de Soulcem. Même s’il a fait froid cette semaine, on ne sait pas si la cascade sera suffisamment formée pour grimper. Heureusement que le minibus avait des pneus neige (depuis une semaine !) car il avait neigé un ou deux centimètres la nuit, la route était blanche le matin. Après une heure de marche, on arrive au pied de la cascade. Même si elle n’est pas très fournie, cela sera suffisant pour pouvoir grimper. Trois voies sont installées en moulinette par nos initiateurs, dont une d’une quarantaine de mètres. La majorité du groupe n’avait jamais fait de cascade de glace, cette initiation a donc été très intéressante. Un vent glacé a soufflé toute la journée, on ne s’est pas attardé même si la montée d’une cascade réchauffe bien l’organisme.

Les objectifs du week-end ont été atteints !

 

Le témoignage de Cyriaque, un néophyte déjà mordu de neige et glace :

Cette sortie d'initiation à l'escalade de cascade sur glace et couloir de neige/glace fut géniale ! Cela mérite une bonne condition physique, plus qu'une bonne technique d'escalade. Les encadrants ont été très sympas et à l'écoute. Je me suis senti très en sécurité à tous moments et j'ai reçu de bons conseils. L'organisation a été très bien gérée en temps et matériel. J'ai hâte de refaire la prochaine sortie !

 

 

 

 

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RANDO RAQUETTES

17/18 JANVIER 2015


J'adore la Haute-Ariège !

 

Une fois n’est pas coutume : météo capricieuse à l’Ouest = cap à l’Est !

20 à 30 cm de neige sont tombés vendredi, nous arrivons en fin de soirée à Château-Verdun pour s’installer au gite Le Cairn.

 

Samedi : brève montée en mini-bus jusqu’au village de Larcat, perché à flan de montagne à 850 m. La neige n’est pas loin. On suit un sentier jusqu’au Col Dolent où on peut chausser les raquettes. Après 1,5 km de piste en montée tranquille, on part dans la forêt où la pente devient plus raide. L’atmosphère se fait plus feutrée, dans les sapins, on se prend pour des trappeurs à l’affut du moindre gibier ! Nous débouchons ensuite sur la vallée de la Prad où on peut sortir le pique-nique au soleil.

Ensuite, nous visitons cette petite vallée en montant jusqu’à la cabane de Besset, sur un plateau, endroit idéal pour quelques révisions de recherches D.V.A.

La descente se fait tranquillement par la piste, que l’on coupe de temps en temps, prétexte  pour de belles glissades. Puis, retour au col Dolent pour la fin de la descente où, surprise, la neige fraiche a déjà bien fondu. Il est déjà 18 H lorsque nous rejoignons le mini-bus mais chacun est content d’avoir pu profiter d’une belle journée ensoleillée.

Le repos au gite est bien mérité après cette longue balade !

 

Dimanche  : le temps s’annonce moins beau mais, finalement, le soleil sera présent une bonne partie de la journée. Nous partons vers Gourbit, dans le massif des 3 seigneurs. Abrité au nord, le sentier est encore à l’ombre et l’air est glacial. La montée raide nous réchauffe, là encore c’est agréable d’évoluer dans la forêt et cette fois ce sont les hêtres qui accompagnent notre ascension. A la sortie de la forêt, le vent souffle fort et la montée finale jusqu’à l’Etang d’Artax nous demande de nombreux efforts. Le cadre est grandiose, dommage que le vent nous empêche de manger dehors. Heureusement, nous trouvons refuge dans une petite cabane, fort appréciable vue la température !

La descente s'effectue par le même chemin pour retrouver le parking un peu avant 16 H.

 

Merci, encore une fois, à l’Ariège de nous avoir accueilli pour des randonnées sauvages et tranquilles, loin des foules ! Même si les circuits ont été un peu plus sportifs que prévus, les novices ont apprécié la quiétude de la forêt et la beauté des grands espaces enneigés.

 

 

 

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SKI DE RANDO

BAREGES

10/11 JANVIER 2015

 


 

Samedi : Réveil  7h, puis direction Tournaboup . La journée s’annonce sous le signe du soleil, il fait déjà très doux. Nous remontons le mur Dets coubous, contournons le lac du même nom, et nous dirigeons vers le col de Tracens. Descente et retour au minibus vers 16h. 1200m de dénivelé auront été parcourus. Comme d’habitude en pareille occasion la soirée se poursuit à la Tasca.

 

Dimanche : réveil 8h, avec une météo chargée et peu encourageante. Nous décidons quand même de tenter le coup. Direction Tournaboup. Il pleut des cordes…. Certains piaffent d’impatience (on se refait pas !) . La sagesse a parlé, direction le café pour temporiser un peu. Apres avoir pris la météo chez les pisteurs, on attaque vers le col d’Aoube. La montée débute sous un ciel chargé, et nous passons rapidement à travers le plafond nuageux. C’est magnifique ! Le reflief a été saupoudré.

Compte tenu des nuages qui nous rattrapent, nous arrêtons avant le col, de manière a profiter de la descente avec une bonne visibilité. La descente sera rapide et excellente !

Pause repas à la cabane, et exercice de recherche DVA.

La fin de la descente se fera avec une visibilité de 20 mètres maxi !!! Excellent exercice d’orientation pour Alex !